Un marché européen du contreplaqué marqué par l’incertitude

 14/03/2019

  Actualités , Indicateurs du marché

Un marché européen du contreplaqué marqué par l’incertitude

La situation que connaît l’industrie européenne du contreplaqué depuis ces douze derniers mois s’apparente à une “montagne russe”, selon les importateurs et revendeurs du secteur œuvrant au sein de la zone européenne.

Les prix, tout d’abord, ont connu des fluctuations suivant les hausses et baisses successives enregistrées sur les marchés au niveau international. A cela s’ajoutent des problématiques de disponibilité concernant la matière première dans certains pays fournisseurs, et une demande qui, suivant cette tendance, a elle aussi connu des variations.
Les importateurs européens font aussi part d’une difficulté croissante à pouvoir justifier la légalité, ainsi que la qualité et la performance des produits. Si l’on ajoute à cela l’effet d’incertitude lié au Brexit, les prévisions pour cette année concernant le marché européen ne sont guère favorables, et s’apparentent à un défi croissant.
Une conjoncture bien différente de celle caractérisant le début de l’année 2018, qu’un importateur qualifiait à l’époque de “frénétique”. “La demande dans l’ensemble de l’Europe était forte, de même que la consommation enregistrée aux Etats-Unis, dont les importateurs achetaient des volumes significatifs de contreplaqué brésilien, en particulier, les exportations en provenance ce pays ayant de ce fait atteint un volume de 2,2 millions de m3 sur l’ensemble de l’année 2018”, déclarent les acteurs concernés. “Les prix, conséquemment, ont connu une augmentation continue, avec des hausses aussi enregistrées concernant la Chine et la Russie”.
Une tendance inflationniste également alimentée, ainsi que le remarque un autre importateur et distributeur, par une moindre disponibilité de matière première en Chine, en Indonésie et en Malaisie, liée aux conditions climatiques. “La saison sèche fut apparemment trop sèche, et celle des pluies quant à elle trop humide. De ce fait, les unités de production n’ont pas été en mesure d’obtenir suffisamment de grumes pour fonctionner à plein, et la pression sur les prix s’est faite ressentir de manière croissante”, déclare un importateur.  
(Source : ITTO)

Retrouver cet article dans la revue "Le Bois International" n°9 -Edition Rouge- du 2 et 9 mars 2019

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